Musique || 5 mai 2026
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4 albums à concepts | Vol.1


Dans l’univers spacieux de la musique, et plus particulièrement dans les albums, on retrouve un sous-genre que j’aime particulièrement, les albums dit « Albums à concept ». Par album à concept, j’entends ici un album dont toutes les pistes sont unies par un thème commun. C’est à dire plus précisément un album avec un narratif propre, hors d’une collection de titre, c’est ici des albums cohérents que je cherche à présenter.

01 || DJ Rozwell - None of This Is Real

Genres : Rap Expérimental Instrumental / Plunderphonics

Cet album s’est imposé chez pas mal d’auditeur de musique à l’esthétique « Deep Web » comme une sorte de classique. Et pour cause, tout le lore de l’album mais aussi de l’artiste derrière est tellement lié à des mystères du net que ça en devient impressionnant. Si vous connaissez l’ARG Erratas, sachez que vous entrez dans le même cerveau génial qui à conçu cet ARG et cet album.

Présenté comme le premier album « Roguelike », il n’y a rien d’étonnant à ce que ce petit bijou soit tombé dans mes oreilles. Et avant que vous vous demandiez « Melody, comment un album peut être un roguelike ? Il faut genre de l’aléatoire et une expérience unique à chaque fois non ? ».

Bingo, et c’est là le génie de l’album. L’album vous demander de l’écouter en aléatoire et avec un crossfade entre les pistes. Vous voilà donc avec, à chaque nouvelle écoute, un nouveau donjon musical à explorer. Mais le meilleur, c’est l’impact que ça à eu. L’album à connu 27 expansions, dont seulement 3 sont officielles. C’est exact, 24 extensions au projet, à ranger dans une même playlist pour pratiquement 24 heures de musiques non-stop.

Le projet en lui-même est dur à classifier. Une sorte de rap instrumental expérimental, composé de collages sonores, le tout dans une ambiance lo-fi. Chaque expansion prend, mais l’idée d’un patchwork sonore de sons distordus par un magicien aux pouvois dépassant nos conceptions mentales. Je recommande fortement à de vous procurer de base pour une « première run », vous lancer dans la quête de chaque DLC à de quoi vous flanquer un mal de crâne.



02 || Morusque - The End of Music

Genres : Collage Sonore

Toujours dans la catégorie des collages sonores, voici venu la fin des temps avec cet album. Habitué à des sonorités électroniques, et ayant joué sur les terrains de la Chiptune. Morusque débarque ici avec un concept génial.

Composer tout un album, dont les pistes n’ont comme seuls samples les dernières notes de musiques prises au hasard du disque dur de l’artiste. Un challenge génial sur le plan créatif car les dernières notes sont rarement celles utilisés dans des samples. Mais il y a aussi quelque chose de poétique.

Composer avec la fin, recréer du nouveau grâce aux cendres du passé. L’idée poétique, enfinn celle que j’interprète moi, reste poétique et positive. On peut, de part les fragments de de la fin, reconstruire un nouveau début et donc revivre. Et en vrai, je trouv e que l’album émule parfaitement ce message.

Et contrairement à certains albums comme Mercury Rainbow, les pistes sont riches, diverses, variées, aucune piste ne se ressemble. Et même si l’on reconnaît les samples d’une piste à l’autre, tout est utilisé chaque fois différemment.



03 || The Ocean – Pelagial

Genres : Progressive Metal, Atmospheric Sludge Metal

Plongez avec ce groupe mythique de l’Atmospheric Sludge Progressive Metal au sein de l’océan. The Ocean ont toujours eu des concpets sur leurs albums. Leur principal fait d’armes est de narrer à travers des sons les ères géologiques de notre planète, et ce sur déjà 4 albums. Mais ici The Ocean quitte les pierres et les ères de notre caillou flottant qu’on appelle notre maison pour se concentrer sur quelque chose disons de plus… Humide.

De la surface de l’eau jusqu’au plus profond que l’eau puisse creuser, The Ocean plonge… et bien dans l’océan. Chaque piste descend plus profond à travers les différentes grandes zones de profondeur de l’océan. Plus vous vous enfoncez, plus les pistes sont pesantes, les basses lourdes, le chant clair disparaît.

L’idée de faire que chaque piste devient plus oppressantes et distordues avec chaque zone traversée, c’est un concept simple, mais éxécuté avec brio par le groupe. On y retrouve certes pas de monstres aquatiques, mais vous retrouverez dans l’album une richesse de par les compositions, mélodies et chants.



04 || Dealers of God – Bushranger (Act 1)

Genres : Rap Expérimental, Trip Hop, Ambient Works

Dealers of God est un OVNI dans le monde musical. Notamment parce qu’on ne sait quasiment rien du groupe mise à part un lore fictif à coup d’un des membres menant ne vie tout à fait normale jusqu'à ce qu'un accident bizarre survenu au Grand collisionneur de hadrons du CERN le coupe en deux entités distinctes. Vous voyez le genre déjà… Et pourtant, cet entité australienne capte mon attention depuis un moment.

Le groupe à toujours eu cet aspect surréaliste, au lore d’album deep, métaphysique et très anti-impérialiste. Mais leur dernier projet, ouvrant le premier acte en ce début d’année, pousse les potards de leur idées. L’album se veut inspiré d'une pièce perdue intitulée « The Death of the Larrikin », écrite par un dramaturge et poète australien méconnu du nom de William R. Clay, si peu connu qu’aucune trace sur le net en existe.

La grande idée est l’histoire d’un homme qui aperçoit un extraterrestre et devient le légendaire Bushranger, qui combat le pouvoir en place. Niveau musique, préparez vous à un trip désertique d’ambiances, de textures sonores voire même d’une piste inspiré Country. Mais aussi un titre de rap qui se hisse dans mes favoris du groupe.

Même dans leurs pistes plus orientés Ambient, une vraie richesse se trouve dans la musique du groupe. Prenez Trillionaire Nightmare, et vous voilà transporté dans une scène entre errance dans un désert la nuit et voyage sci-fi aux confins de l’espace. Hâte de l’Acte II du projet.